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 Research | Napoleonic Spectateur Militaire Histoire de l'armée d'Italie French 27e légère

HISTOIRE
Régimentaire et Divisionnaire
DE L'ARMÉE D'ITALIE

27e DEMI-BRIGADE D'INFANTERIE LÉGÈRE.

La 27e demi-brigade d'infanterie légère partit de Calissano le 9 avril 1796. Elle se porta sur Ziovetti, attaque cet ouvrage en chantant et l'enleva sans tirer un coup de feu. Le chef de brigade Dessaix, atteint, en entrant dans la redoute, d'un coup de baïonnette à la tête, n'en pressa que plus vivement sa marche. Il lança sa troupe au milieu des bois, des rochers, et se trouva bientôt en face de Saint-Jean-de-Maramas. Cette redoute, armée de deux pièces de canon, munie d'une garnison nombreuse, annonçait une vive résistance; il se mit en mesure de l'enlever. Son bataillon de gauche, conduit par le brave chef de bataillon Dupas, s'avança à travers les ravins pour saisir la plaine. Celui de droite se plaça en observation et celui du centre se disposa à donner l'assaut. Les ennemis ne jugèrent pas à propos d'en courir la chance; ils avaient aperçu le mouvement; ils se mirent en retraite, emmenant leurs pièces. La troupe s'échauffa, la charge battit avec une nouvelle force et l'artillerie fut enlevée.

Les capitaines Menès et Forestier furent blessés dans cette affaire. Le lieutenant Besançon y reçut un coup de feu dont il mourut quelques jours après. Cet officier, aussi patriote que brave, fut vivement regretté. Un homme se distingua entre tous: c'est le brave sergent-major Bouvier. Il avait déjà fait plusieurs prisonniers, il continuait à porter le désordre dans les rangs ennemis, lorsqu'il se trouve inopinément engagé avec trois grenadiers royaux. Il ne s'effraie pas du nombre, il fait tête aux assaillants, il les blesse, et quoique atteint lui-même, il les oblige à mettre bas les armes.

Maîtresse de Maramas, la demi-brigade gagne Montezema, Rocaglia, Ceva, et pousse sur le Pô. Arrivé sur les bords du fleuve, Dessaix aperçoit sur la rive opposée trois barques chargées de sel; il se jette dans un bateau avec cinq carabiniers et saisit ce convoi à la vue des troupes ennemies.

On était au 20 avril. Le général en chef avait donné l'ordre de franchir le fleuve. La demi-brigade s'approcha de Plaisance et jeta sur le Pô les trois compagnies de la 4e, qui faisaient partie d'un bataillon d'élite commandé par le chef Dupas. Accueillies par une grêle de balles, ces compagnies se trouvèrent un instant compromises, mais elles déployèrent tant de sang-froid, montrèrent tant d'assurance, que l'infanterie autrichienne prit la fuite. La cavalerie impériale accourut sans être plus heureuse; le bataillon avait rejoint ses grenadiers; elle fut repoussée et obligée de se tenir au large. L'avant-garde, protégée par les troupes que la 27e avait jetées sur la rive droite, effectua son passage. Elle se forma aussitôt, marcha à l'ennemi et le refoula sous les murs de Pizzighitone.

La demi-brigade s'avança sur Lodi. Les Autrichiens venaient d'y prendre position; ils étaient nombreux, couverts par une artillerie qui enfilait, battait les approches de l'Adda, et semblaient inattaquables. Mais la 27e était exaltée par la victoire: rien ne put l'arrêter. Ses carabiniers, commandés par le chef de bataillon Dupas, s'élancèrent sur le pont avec une intrépidité qui a peu d'exemples. Ils passèrent sous une pluie de balles, de mitraille, et déployèrent un héroïsme qui s'était rarement vu. Trop peu nombreux cependant pour tenir tête aux masses ennemies, leur position fût devenue critique si le reste de l'avant-garde ne fût accouru. Mais Dessaix se précipita sur le pont à la tête de sa demi-brigade; il brava comme Dupas, un feu roulant d'artillerie et de mousqueterie, fondit sur les Impériaux et les poussa au loin.

Cette action avait eu lieu le 10 mai; elle avait été vive, meurtrière. La 27e fit halte et ne reprit le mouvement que trois jours après. Elle gagna Crema, Pavie, Milan, Cassano, Brescia, et déboucha, le 29, sur les hauteurs de Salo. L'ennemi s'était replié de l'autre côté de l'Adige; il fallait l'atteindre et la traille amarrée sous son feu ne laissait aucun moyen d'aller à lui. Deux lieutenants de carabiniers, Savoye et Cullouard, entreprennent d'ouvrir la voie. Ils quittent leurs vêtements, se jettent à la nage, joignent la barque, la saisissent et s'éloignent. Malheureusement la corde cède à la pression qu'elle endure; elle cassa et livre l'esquif au courant. Savoye et Cullouard se jettent de nouveau à la nage. Ils poussent, manœuvrent, font si bien qu'ils conduisent enfin leur prise au rivage; mais les Autrichiens n'attendent pas qu'on aille les chercher. Le 29 juillet, ils descendent par le Val de Sabio et débouchent en masses épaisses. La demi-brigade ne peut faire tête aux flots qui la pressent; elle est obligée d'abandonner la Corona, elle gagne Salo, trouve encore les Impériaux sur sa route; elle les heurte, les enfonce, et arrive enfin au camp des Piémontais. Attaquée presque aussitôt, elle oppose une résistance si vive, si soutenue que l'ennemi renonce enfin à l'espoir de la forcer. Le brave Rusca était dangereusement blessé, le chef de bataillon Zanneti, les capitaines Marion, Voisin, les lieutenants Savoye, Fournier, Jotisier étaient prisonniers; la plupart même étaient blessés. Le combat du reste n'était pas à terme: 400 hommes qui se trouvaient au-delà de Salo essayèrent de s'ouvrir passage à travers les colonnes ennemies. Ils n'y purent parvenir et se jetèrent dans le château de Marteningue. Mais à peine avaient-ils repris baleine que déjà ils tentaient un nouvel effort. La sortie fut d'abord heureuse; déjà même le chef de bataillon Bérard qui la commandait s'était emparé des hauteurs; mais le nombre des ennemis allait toujours croissant. Le détachement fut obligé, après une journée de périls et d'efforts, de regagner l'asile qu'il avait quitté.

Les Autrichiens le sommèrent aussitôt de céder à la force des armes, et, chargeant encore le tableau, ils ne craignirent pas de l'abuser, de garantir que "les cohortes républicaines avaient été battues partout; qu'il ne restait plus de traces de leurs victoires, et que ce qui avait échappé allait succomber au passage du Pô." Ce fut peine perdue; la troupe resta inébranlable et renvoya tous les parlementaires qui lui furent adressés.

La colonne, de son côté, s'était maintenue au camp des Piémontais; mais, attaquée sans cesse, elle se retira sur Desenzano, passa le 30 dans cette ville et se reporta à la nuit sur Salo. Elle aperçut au jour les bivouacs ennemis qui se prolongeaient au loin; elle les culbuta et arriva jusqu'à la porte de la ville. Accueillie par deux pièces de canon qui tiraient à mitraille, elle fut rompue, obligée de rétrograder. Trois fois déjà elle s'est avancée à la charge et trois fois elle a été ramenée. Elle s'irrite de cette résistance, elle s'anime, s'élance à la voix de son chef et pénètre enfin dans Salo aux cris de vive la république! vive la France! L'artillerie qui l'a si obstinément foudroyée est prise, et le détachement que battaient à la fois les troupes et la flottille est dégagé. Malheureusement ce succès ne fut pas obtenu sans perte: le chef de brigade Dessaix était blessé, le lieutenant Drapperon atteint de plusieurs coups de feu, le lieutenant Denneville hors de combat, et le lieutenant Paulin étendu sans vie sur le champ de bataille avec une foule de volontaires.

L'ennemi reparut bientôt; il arrivait en force par les hauteurs; Salo n'était plus tenable. La demi-brigade regagna Desenzano, se porta sur Brescia le 1er août au soir, et revint sur Salo le 2 dans la nuit. Elle se jeta d'élan sur les Autrichiens; elle les força, pénétra dans la place, enleva 200 hussards et 300 fantassins. Enhardie par ce succès, elle marcha au secours d'un détachement de la 29e qui était cerné à Gavardo. Mais les colonnes ennemies couvraient la compagne; elle ne put arriver à terme, et se retira encore sur Desenzano. A peine arrivée, elle reçut l'ordre de se reporter sur Salo. Elle se mit immédiatement en route, attaqua avec vivacité la porte de Brescia et perdit inutilement quelques hommes, entre autres trois excellents officiers, Collet, Bocquet et Marion, qui furent faits prisonniers. Elle fut plus heureuse le lendemain: elle battit les Impériaux près de Thermini et les rejeta jusqu'à Vestone dans le val de Sabio. Elle reprit les positions qu'elle occupait au moment de l'attaque, et les garda jusqu'au 24 août. Elle se porta alors sur la Rocca d'Anfo. La Rocca d'Anfo est un ancien château adossé à un roc escarpé que baigne le lac de Hydra. Retranché et défendu par 120 hommes, il semblait inaccessible; mais, sans se laisser arrêter par les obstacles, les carabiniers Chenier et Malfroi poussent en avant; ils s'aident l'un l'autre, se soutiennent, escaladent le glacis et coupent les cordes qui suspendent le pont levis. La troupe fait irruption dans le château, elle enlève la garnison, atteint l'ennemi et lui prend un millier d'hommes avec toute son artillerie.

Cantonnée à Storo à la suite de cette affaire, la 27e se porta le 4 septembre sur Thion, Riva, Torbole et Mori. L'avant-garde, accueille par un grêle de mitraille, avait fléchi. Dessaix prit l'attaque et s'avança sur le fort; mais reçu comme l'avait été la colonne dont il prenait la place, il voit presque aussitôt son bataillon décomposé; en un instant il a 60 hommes couchés dans la poussière; il est lui même renversé, le capitaine Tortès est hors de combat, les lieutenants Guessier et Donnet sont atteints de plusieurs coups de feu. L'action n'est plus soutenue que par quelques soldats intrépides, par les capitaines Devesle et Vivien, par les frères Perrier que suit une poignée de braves. Cette troupe héroïque cependant n'en devient que plus ardente. Elle s'élance sur la redoute, pénètre dans les ouvrages et fait mettre bas les armes aux 4,0000 Autrichiens qui les défendent. Les deux autres bataillons surviennent, ils suivent vivement les vaincus, ils les rejettent au-delà de Trente et débouchent sur le Lavis.

Les Autrichiens étaient en position sur la rive opposée. Les bateaux étaient enlevés, les avenues barricadées, couvertes d'obstacles. Le capitaine Dessaix essaya néanmoins de les forcer, mais, blessé presque aussitôt, il fut contraint de se retirer avec sa compagnie. L'avant-garde cependant continuait à gagner du terrain: elle avait couronné les hauteurs et commençait à tourner le village. Le chef de brigade Dessaix fait reprendre l'attaque. Quelques carabiniers s'élancent sur le pont, et l'un d'entre eux emporté par son ardeur guerrière, franchit le parapet, court à la porte et la déblaie. Dessaix rallie quelques soldats, pousse l'ennemi au loin et lui fait 200 prisonniers. Il veut alors s'étendre sur la gauche. Il se porte sur la Navre avec une dizaine de hussards, et tout occupé à reconnaître les abords de cette rivière, il donne peu d'attention à un parti de cavalerie qui se montre à quelque distance. Il le prend pour un détachement français, il l'appelle, le charge de faire reconnaître des vedettes qu'il aperçoit au loin. Pendant ce colloque la troupe s'est approchée, Dessaix parle encore que déjà son sabre, et s'adressant aux Autrichiens: "C'est vous au contraire, leur dit-il d'une voix menaçante, c'est vous qui êtes mes prisonniers. Si vous ne mettez de suite pied à terre, je vous fais tous fusiller." Outré d'une réponse si fière, l'un d'entre eux lui décocha quelques coups de sabre qui furent adroitement parés. Les autres, chargés par les hussards de l'escorte, mirent pied à terre et furent conduits à Lavis. Le capitaine Devesle périt dans cette rencontre. Ce fut une perte, mais un si brave officier méritait d'être un des martyrs de la liberté.

Dessaix se porta, à la suite de cette affaire, sur les hauteurs de Pressano, et plaça son 1er bataillon partie à Torbole, partie à Nago. Attaqué le 6 novembre dans ce cantonnement, il évacua d'abord ses provisions, réunit les barques nécessaires pour emmener sa troupe, et marcha aux Autrichiens, les mit en fuite. Ils se rallièrent cependant, se jetèrent sur Nago, enlevèrent Torbole, et, portant rapidement leur artillerie au rivage, coulèrent à fond deux barques de transport. Poussé par le flot qui le chasse devant lui, Dessaix aperçoit encore une colonne de Tyroliens qui cherche à le prévenir dans les gorges de Zobi. Il lui oppose le capitaine Sicard, mais cet intrépide officier tombe sous un coup de feu; le chef de brigade est au moment d'être coupé avec les 80 hommes qu'il conduit. Il ne perd pas néanmoins courage; loin de là, il manœuvre, attaque, culbute les colonnes qui le pressent, puis continue sa route. Il est inquiété de nouveau, de nouveau il prend l'attaque et rejette au loin ceux qui le poussent. Outrés de ne pouvoir le rompre, les Autrichiens reviennent encore à la charge sans être plus heureux. Ils sont renversés chaque fois qu'ils l'approchent, chaque fois qu'ils l'approchent ils jonchet la terre de leurs cadavres. Dessaix, suivant des yeux leurs colonnes en désordre, aperçoit un Hongrois qui agite son arme et rebrousse chemin; il croit que c'est un déserteur, il attend pour le recueillir; mais arrivé à trois pas le Hongrois le met en joue et le somme de se rendre. Sans s'émouvoir de la surprise, Dessaix ordonne au lieutenant Arnaud de prendre un fusil qui se trouvait à quelques pas, et fait casser la tête au Hongrois. Il atteignit enfin Mori; les Autrichiens y arrivaient eux-mêmes. Il courut à la barrière par laquelle ils se présentaient; secondé par le capitaine Dodan, par le sous-lieutenant Therme, il les reçut à coups de sabre; les postes eurent le temps d'accourir, et les Impériaux furent obligés de s'éloigner. Ne pouvant enlever le village, ils le couvrirent de projectiles. Dessaix, battu par une artillerie bruyante, gagna Roveredo, la Corona, Montebaldo.

Chargé, à quelques jours de là, de se rendre à Bussolingo, il gardait les hauteurs qui dominent le lac de Garda, lorsque le 7 novembre les Autrichiens se présentèrent devant Rivoli. L'attaque était vive, inopinée; il courut au secours, fit d'une haleine le long trajet qu'il avait à parcourir, et engagea vivement le feu. Mais les Impériaux devenaient à chaque instant plus nombreux. L'artillerie française avait vidé le champ de bataille, les généraux Valette et Fiorella étaient pris; il fut enveloppé et obligé de mettre bas les armes avec une partie de sa troupe.

La 27e quitta bientôt après ces plages sanglantes. De Rivoli elle passa à Mantoue, de Mantoue à Bologne, de Bologna à Ferrare, à Legnano, à Anghiari, où elle retrouva les Autrichiens. Officiers, sous-officiers et chasseurs firent également assaut de bravoure. A la tête de 50 volontaires, l'adjudant-major Blanc pénètre dans le village de Rorechiarta, attaque 500 hommes barricadés dans une maison et les fait prisonniers. Sur les autres points, ce furent même dévouement, même courage. Les trois chefs de bataillon Zanneti, Dumas, Francoul furent blessés en poussant les troupes à la charge, et le sergent Andouel prit deux pièces de canon.

La demi-brigade suivit les Autrichiens sous les murs de Mantoue. Elle les attaqua devant Saint-Georges et leur enleva encore 5 bouches à feu. Elle les poursuivit sur Bassano, et leur livra, le 24 janvier 1797, un combat des plus sanglants, dans lequel périt un grand nombre d'hommes, entre autres le capitaine Michel, si renommé pour sa bravoure. Les trois chefs de bataillon y furent encore blessés.

Le 24 février elle eut une nouvelle rencontre. En reconnaissance le long de la Piave avec deux escadrons de cavalerie légère, elle se trouva inopinément en face d'une colonne formidable. Trop faible pour engager la lutte avec quelque espoir de succès, elle les reçoit de pied ferme, leur désorganise 4 escadrons et les rejette au-delà du fleuve. Elle le franchit elle-même quelques jours après sous le feu de l'ennemi. Elle la passa par peloton, l'arme au bras, l'eau jusqu'à la ceinture. L'adjudant Apcher se distingua dans cette affaire: n'écoutant que sa bravoure, il se jeta à la nage et atteignit des premiers la rive ennemie. La demi-brigade arriva le 13 mars à Sacile. Elle avait été en mouvement toute la journée, sa fatigue était extrême et la nuit des plus sombres; mais la charge se fit entendre, le soldat recueillit ce qui lui restait de forces; il s'élança sur la ville, la força et enleva 300 prisonniers.

Arrivée le 16 sur les bords due Talgiamento, la 27e s'avança aussitôt pour reconnaître les positions de l'armée impériale. Elle descendit dans le fleuve, traversa la plupart de ses branches, et touchait aux pièces ennemies lorsqu'elle fut rappelée. Il lui en coûta de rétrograder, mais tel était l'ordre. Elle revint sur ses pas et attendit avec impatience le signal du passage. Enfin deux heures sonnèrent, la 27e, placée à l'aile gauche, partit d'un bond et passa sur la rive opposée sans que le courant ni la mitraille pussent l'ébranler. Une balle frappe le sous-lieutenant Lachaume, un boulet enlève un bras au sergent Branchedor, un obus emporte une file entière de carabiniers, mais la troupe s'exalte sous ce déluge de projectiles; elle se presse, elle se hâte, elle joint une colonne ennemie et la dissipe comme une ombre.

La demi-brigade s'était emparée de trois pièces de canon; elle poussa en avant et entra le 22 dans les gorges du Frioul. L'art avait ajouté aux difficultés de la nature: la route était coupée et l'ennemi retranché dans des rochers inaccessibles. Tous ces obstacles cependant furent enlevées à la baïonnette. Les échos ajoutaient à la solennité des charges, le soldat était irrésistible. Les Autrichiens se réfugièrent d'abord derrière Caporeto, puis derrière la Chiusa; situé sur la grande route, entre des montagnes couvertes de neige, de redoutes, de canons, ce dernier fort semblait imprenable. Il tomba néanmoins; la troupe gravit les rochers avec son intrépidité ordinaire, elle s'élança à travers les précipices, et s'empara pendant la nuit de toutes les positions qui commandent cette forteresse. Au point du jour, une grêle de balles et de pierres lancées dans les retranchements oblige les canonniers à quitter leurs pièces. Le sergent-major Hilaire se précipite aussitôt dans les ouvrages; son collègue Forbach le suit, la troupe s'élance sur leurs traces et le fort est emporté.

La 27e se mit à la poursuite de l'ennemi; elle l'atteignit, le culbuta encore devant Freisach, gagna Leoben et porta aussitôt sur les montagnes des détachements qui enlevèrent aux Autrichiens un convoi considérable. Les préliminaires furent signés sur ces entrefaites et mirent fin aux opérations de la 27e.

Le Conseil d'administration de la 27e légère.

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Library Reference Information

Type of Material: Text (Book, Microform, Electronic, etc.)
Personal Name: B., A.
Main Title: Histoire régimentaire et divisionnaire
de l'armée d'Italie,
commandée par le général Bonaparte :
historiques des demi-brigades rédigés
en vertu des ordres du général en chef Bonaparte
par les chefs de corps ou les conseils d'administration /
recueillis par A.B. ;
avec une carte,
dressée spécialement pour l'intelligence du texte.
Published/Created: Paris : A la direction du Spectateur militaire, 1844.
Description: 328 p., [1] folded leaf of plates : map ; 23 cm.
Subjects: Napoléon I, Emperor of the French, 1769-1821 --Military leadership.
First Coalition, War of the, 1792-1797--Campaigns--Italy.
LC Classification: DC223.4 .B11
Pages: 29-39