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 Research | Napoleonic Spectateur Militaire Histoire de l'armée d'Italie French 10e régiment de chasseurs

HISTOIRE
Régimentaire et Divisionnaire
DE L'ARMÉE D'ITALIE

10e RÉGIMENT DE CHASSEURS A CHEVAL.

Le 10e régiment de chasseurs à cheval entra en Italie le 23 avril 1796, et se présenta, le 26 , devant Ceva. Il passa aussitôt le Tanaro, gagna Bra, Alba , Nizza, Bosco, Tortone, Voghera, Castel-san-Giovanni; il arriva le 7 mai sous les murs de Plaisance. Le capitaine Guiller, chargé de reconnaître les abords du fleuve, ne tarda pas à apercevoir une flottille qui descendait le Pô sous l'escorte de 5 à 600 hommes. Il s'avança à sa rencontre, et la somma d'amener. N'obtenant qu'une réponse évasive, il laisse une partie de son détachement en observation, jette l'autre sur des bateaux qui se trouvent sur le rivage, aborde le convoi et l'enlève: c'était l'ambulance de l'armée autrichienne avec toute sa pharmacie. Le 8, Guiller pousse avec le 1er escadron sur Pizzighitone; il attaque les Autrichiens et les met en désordre. Le capitaine Jacquain, à son tour, les joint le 10 sous Lodi. 11 les aborde, et les bat après une action des plus vives qui lui coûte 4 morts et 3 blessés. L'un de ceux-ci, le chasseur Geoffroy, est chargé à lui seul de sept coups de sabre, dont un à la main droite lui a emporté deux doigts. La bataille était engagée. Le chef d'escadron Ordenner rallie le détachement de Jacquain et s'élance avec 300 chevaux dans Lodi. Il prend une pièce de canon, traverse l'Adda à gué, pendant que l'infanterie le passe au pont; il poursuit les Autrichiens, et enlève encore une bouche à feu. 11 atteint Crema le lendemain ; il force les ouvrages qui défendent cette ville, et fait la garnison prisonnière. De son côté le 4e escadron, commandé par le capitaine Flamman, après avoir chassé l'ennemi de Crémone, revient à Pizzighitone, où il rallie les trois antres.

Le régiment prit, le 24, l'avant-garde d'un corps de troupe commandé par le général Kilmaine. Il se rendit à Sorezino, à Brescia, au pont Saint-Marc, et s'avançait, le 28 , sur Desenzano, lorsqu'un détachement de 25 hommes, qui marchait en avant sous les ordres du maréchal-des-logis Lemaire, se trouva tout-à-coup en face de 200 hussards autrichiens. Il les attaqua sans compter, leur tua 9 hommes, et les poussa de Lonato à Desenzano, enleva ce poste et le défendit jusqu'à l'arrivée du régiment.

30 mai. 90 hommes marchent sur Borghetto. Le chef de brigade Leclerc, qui les commande, aperçoit une longue ligne de cavalerie. Quoique monté sur un cheval déjà atteint d'une halle, il la charge et la met en déroute. Vainement elle vent faire halte; vainement elle cherche à se rallier. Leclerc ne lui donne pas le temps de revenir de son effroi, Il la presse, il lui prend une pièce attelée de six chevaux, et la refoule en désordre de l'autre côté du Mincio. Il ne s'en tient pas là: après avoir chassé l'ennemi de Vallegio, il dispose une embuscade à l'entrée du village, et ne jette en avant qu'un petit nombre d'hommes. Les Autrichiens donnent dans le piége. L'action recommence, et leur est encore fatale. Rompus comme la première fois, ils vont se réunir à une masse de 3,000 chevaux qui avait le parc derrière elle. Leclerc continue l'attaque. Des piquets de dragons et de hussards qui viennent de le joindre portent ses forces à 800 hommes. Il aborde l'ennemi , lui enlève 500 chevaux , s'empare même du parc, et, chose singulière, il n'a dans cette belle rencontre que 9 morts, 7 blessés et 5 prisonniers. Officiers et soldats chargeaient d'élan. Les maréchaux-des logis Lemaire et Colin enlevèrent une pièce de canon sur les hauteurs de Borghetto. Le sous-officier Dumai traversa un peloton ennemi, et enlevait un officier, lorsqu'il fut lui-même obligé de rendre les armes.

Le régiment reçut les félicitations du général en chef. L'intrépidité dont les chasseurs avaient fait preuve méritait, en effet, ses éloges. Elle releva le moral de la cavalerie, elle lui inspira confiance, et lui donna une attitude que faute d'occasion elle n'avait pu prendre encore.

31. Le régiment poursuit les Autrichiens qui se dirigent sur Rivoli, et leur enlève une quarantaine de prisonniers.

2 juin. Le régiment se dirige sur Goito.

3. Un détachement de 150 hommes, commandé par le chef d'escadron Lagenière, entre à Vérone.

4. Il se réunit à Roverbella. Il se porte de là sur Mantoue, enlève le faubourg Saint-Georges, une tète de pont, et fait 30 Autrichiens prisonniers.

5. Il revient à Roverbella. Il reste jusqu'au 15.

15. Il se met en marche, gagne Rivalta, San-Benedetto, La Mirandole, et arrive à Bologne le 19. Il repart le 29 de cette ville, se rend à Faenza, à Forli, où il séjourne.

4 juillet. Un détachement de 25 hommes, commandé par le sous-lieutenant Falguère , marche sur Lugo, où il va arrête un imprimeur qui a publié des écrits séditieux. Les paysans viennent à sa rencontre: le tocsin sonne: en un instant tout le pays est sous les armes. Les chasseurs n'en poussent pas moins en avant Ils s'avancent à travers la fusillade, et se trouvent bientôt dans un réseau de feux. L'insurrection est réprimée: tout rentre dans l'ordre.

10. Le régiment est rappelé sur l'Adige. Il quitte la Romagne, et se dirige sur Porto - Legnago, où il séjourne jusqu'au 30.

31. Le 10e de chasseurs se porte à Lonato. Le sous-lieutenant Clerger, à la tête de 20 hommes, prend une compagnie de grenadiers autrichiens retranchée dans une grange.

1er août. Le régiment marche sur Brescia. 175 hommes, commandés par le capitaine Rappin, s'avancent sur Montechiaro, rencontrent les Autrichiens et les mettent en fuite.

3. Bataille de Castiglione. - Le 10e de chasseurs se conduit avec sa bravoure accoutumée. Il charge, culbute les Autrichiens, et les poursuit pendant une heure. Le chef d'escadron Lagenière, les sous-lieutenants Sorguès et Wenbourg sont blessés ainsi que 12 chasseurs. Le régiment garda le champ de bataille le 4, assista Le 5 à l'affaire de Solferino, et se rendit de là à Vérone, où il resta jusqu'au 4 septembre. Il se mit alors en marche pour Roveredo, prit part à la bataille qui fut livrée devant cette ville, gagna Trente, Borgo et arriva, le 7 , devant Primolano. Les Autrichiens, battus, fuyant en toute hâte, le 10e se jette sur eux et les enfonce: le maréchal-des-logis Goujard, le chasseur Leblanc, le trompette Rousseau, gagnant la tête de la colonne, se précipitent sur l'officier qui la commande et le forcent de mettre bas les armes.

8. Affaire de Carponeto. - Les Autrichiens sont de nouveau battus et poursuivis jusqu'à Citadella. 9. Le régiment marche sur Vicence; il chasse les Autrichiens de cette ville et revient sur Carponeto.

11. Il passe l'Adige à Ronco , joint les Autrichiens à Roveredo, et les enfonce.

15. Bataille de Saint-Georges. - L'ennemi est de nouveau défait. Le régiment lui prend 30 hussards montés.

30. Le 10e de chasseurs se rend à Roverbella, d'où il gagne Vérone, Montebello, Vicence, Bassano, Castelfranco, et débouche le 4 novembre sur la Brenta. Les Autrichiens, repoussant les avant-postes français, venaient de s'emparer de deux pièces de canon. Le régiment les charge, et donne à l'infanterie le temps de se rallier. Le maréchal-des-logis Klaine imprime l'impulsion ; une foule de braves , rivalisant de courage avec lui, tombent sur l'artillerie enlevée et la reprennent. Le régiment a 2 hommes tués et 8 blessés.

6 novembre. - Le régiment se met en retraite. Il se replie sur Vincence, sur Villanova, Vérone, où il entra le 14. Reparti le 16 à dix heures du soir, il s'établit le 17 à Ronco, joint le 18 la division Massena et assiste à l'affaire du 19, qui couronne les combats des deux journées précédentes, par la prise du village d'Arcole et la défaite de l'armée autrichienne. Un détachement de 50 hommes, commandé par le sous-lieutenant Sidor, contribue à lui faire près de 900 prisonniers. C'est à la suite de cette bataille que le capitaine Dupré, qui commande le régiment en l'absence du chef de brigade, est nommé chef d'escadron, pour prix de sa bonne conduite et de celle de la troupe qu'il commande.

20. Le régiment rentre à Vérone et reste dans cette ville jusqu'au 13 décembre. Il se rend à cette époque à Povigiano, où il cantonne encore jusqu'au 10 janvier 1797. Ordenner, nommé chef de brigade, prend le commandement du 10e de chasseurs.

11. Le régiment rentre à Vérone.

12. Il rencontre les Autrichiens, les bat, leur enlève 700 hommes et 3 pièces de canon. Cette affaire finie, il gagne Porto-Legnago, San-Bartholomeo, Anghiari, Castellar, Villafranca, et arrive le 15 à Roverbella.

16. Provera vient de déboucher sous Mantoue. L'action s'engage et se prolonge jusqu'à ]a nuit. L'armée autrichienne vaincue pose les armes, et, chose inouïe, le régiment, quoique constamment sous la mitraille, n'a perdu personne. Il regagne Roverbella, d'où il s'avance sur Povigiano, Vérone, Vicence et Bassano.

27. Un détachement de 50 chevaux atteint les Autrichiens dans les gorges de la Brenta , et leur enlève 800 hommes.

2 mars. - 3 escadrons, commandés par le chef de brigade Ordenner, se dirigent sur la route de Feltre; le 4e s'avance sur Borgo. Les deux détachements atteignent l'ennemi. Le 1er ne peut l'entamer; le 2e lui prend un convoi de vivres et 2 pièces de canon munies de leurs attelages. Le 10e entre en cantonnement à la suite de cette affaire, et reste longtemps paisible.

Ouverture de la 2e campagne. - Le régiment se remet en campagne et se présente devant le village de Mean. Les Autrichiens essaient de tenir; mais, chargés par le chef de brigade Ordenner, ils sont obligés de fuir.

13. Le régiment arrive sur la Piave. Massena reconnaît la position avec soin et donne l'ordre d'attaquer. Le chef de brigade Ordenner se met en mouvement avec 100 chevaux, suivi en 2e ligne par le reste de la troupe que conduit le chef d'escadron Depré. Il traverse le large lit de la Piave, marche aux Autrichiens, et les met dans un affreux désordre. Leur infanterie est coupée, obligée de poser les armes, et leur cavalerie est poursuivie d'une manière si vive, que les réserves n'ont pas le temps de se mettre en défense et sont également enlevées.

14. Le régiment arrive à Bellune, d'où il gagne Serravale, Pordenone et Spillemberg. - Il passe le Tagliamento, et se présente le 18 à Osopo, où il trouve d'immenses magasins de vivres et de fourrages.

19. L'avant-garde, composée de deux demi-brigades d'infanterie et de 100 chasseurs à cheval, marche au pont de Peraria. Les Autrichiens l'occupent en force. Ils sont retranchés en position dans l'étroite vallée du Fellatore. On prend néanmoins l'attaque. Les tirailleurs se jettent à travers les rochers; une partie de l'infanterie pousse sur la route, et les chasseurs à cheval, suivant le lit du Fellatore, s'avancent sur le centre. L'ennemi résiste d'abord avec fermeté; mais enfin il fléchit. Les chasseurs s'ébranlent. Ils passent sous le pont, tombent de tout leur poids sur les Autrichiens, traversent leur colonne, et ne cessent de la sabrer qu'elle n'ait tout entière mis bas les armes.

Officiers et soldats font preuve de la plus rare audace. Plusieurs grenadiers périssent en cherchant à s'emparer du général ennemi. Les chasseurs Hebedinger, Legros, Furemann, le trompette Fargues, le brigadier Corbier, traversent la colonne autrichienne, se jettent sur l 'officier qui la commande, et le forcent à faire mettre bas les armes à sa troupe. Apercevant alors le général ennemi qui s'éloigne en toute hâte, ils s'élancent sur sa trace. Son escorte est ferme, nombreuse: il leur échappe; mais, tout effrayé de la tentative, il presse la retraite, et n'arrête pas qu'il ne soit à Villach.

Le centre de la droite de l'armée française avait battu les troupes autrichiennes. Il les avait chassées due Frioul, du comté de Gorice, de Trieste. Refoulées sur les montagnes de la Carniole et de la Carinthie, elles se retiraient, les unes par la route de Laybach, les autres sur Tarvis , où toutes devaient se concentrer.

Elles furent prévenues et trouvèrent deux corps qui les attendaient, l'un à Tarvis, l'autre à Pontefella; mais elles les attaquèrent courageusement le 23 mars. Le premier, assailli par des forces supérieures, fut contraint de mettre bas les armes. Le sous-lieutenant Sedot, qui commandait un avant-poste, fit de vains efforts pour échapper il sa destinée. Il fut accablé par le nombre, obligé de se rendre, et reçut plusieurs coups de sabre même après s'être constitue prisonnier. Exaspéré par ce traitement cruel, il recueillit ses forces et s'échappa. Le régiment eut 57 sous-officiers et chasseurs hors de combat. Il eut 3 officiers faits prisonniers, et perdit une centaine de chevaux.

Instruit de l'irruption des Autrichiens sur Tarvis, le général Brune alla les chercher. Il les trouva en position autour de Saunitz, leurs ailes couvertes par des bois et appuyées à des montagnes escarpées. Le général Massena arrive; l'action s'engage et devient bientôt des plus vives. Mais peu à peu ses manoeuvres se développent; les Autrichiens sont tournés par les ailes et cherchent à prendre une autre position. Les colonnes françaises les suivent. Le capitaine Coussaud, avec un détachement de chasseurs, s'élance sur Saunitz. Le trouvant plein d'infanterie, il le tourne. Un escadron de cavalerie ennemie plie à son approche, et les troupes qui occupent le village sont obligées de mettre bas les armes. Le reste de la première ligne, vivement pressé par les colonnes qu'il a en tête, se retire avec ordre et va se reformer en avant de Tarvis. Le feu s'ouvre de nouveau et devient terrible. Le détachement du 10e s'avance et charge en fourrageurs; mais, vivement attaqué lui-même, il est obligé de plier.

Le centre s'ébranle alors; la 2e ligne, appuyée par le régiment, s'avance au pas de charge; la droite et la gauche, emportées par ce mouvement, essuient comme elle un feu terrible sans tirer. Les troupes autrichiennes, déconcertées, fléchissent et n'en sont que plus vivement pressées. Le 10e se répand comme un torrent au milieu de leurs colonnes. Il les sabre, les désorganise; en un instant le champ de bataille est couvert de morts, de blessés. Tous les chasseurs font preuve de fermeté et d'audace dans cette action mémorable. Mais le sous-lieutenant Wenibourg, le brigadier Guepe, le maréchal-des-logis Dumai; les chasseurs Wolfer, Simon, Peigne; Guenot, Carnet, se signalent entre tous. Wenibourg rallie un peloton en désordre, et lui imprime un élan que les dragons blancs ne peuvent soutenir. Guepe, démonté par un coup de feu, saisit un fusil d'infanterie, abat un cavalier autrichien, se jette sur son cheval et continue de combattre. Peigne, fait prisonnier la veille, échappe à la surveillance des Autrichiens et reste caché jusqu'au moment où les Français entrent dans Tarvis. Il tombe alors sur un fantassin, lui arrache son arme, tue 5 hommes et s'échappe. Wolfer, Guenot, Simon, traversent des pelotons, enlèvent des chefs, prennent des chevaux, et font des prisonniers.

29. Les Autrichiens, déployés en avant de Clagenfurth, paraissent résolus de tenter la fortune. Les dispositions d'attaque sont aussitôt faites. Un parlementaire se présente; le général Massena refuse de l'écouter. L'infanterie gagne les hauteurs, et le 10e déploie une cinquantaine de chevaux. L'ennemi s'éloigne. Le détachement le suit, le harcèle et se trouve tout-à-coup en face de 200 hussards de Toscane qui l'attendent en bataille. Mais quelques chasseurs surviennent d'une part; un piquet du 3e de dragons se présente de l'autre. Les hussards sont rompus, mais l'infanterie s'avance à leur aide, et ils font volte-face; les chasseurs, à lent' tour, sont contraints de fléchir. Le général Leclerc parvient cependant à les rallier; il les ramène à la charge. L'ennemi s'éloigne en abandonnant 2 pièces de canon avec leurs attelages et un grand nombre de prisonniers. Le chef de brigade Ordenner, qui s'était jeté sur la droite, fond avec quelques chasseurs sur une colonne d'infanterie, et la prend tout entière. Enfin la nuit et une pluie abondante mettent fin au combat; Clagenfurth ouvre ses portes, et les Autrichiens gagnent Saint-Weit.

1er avril. Le régiment s'avance sur Freisack, et trouve les avant-postes ennemis sons les murs de cette ville. Il les charge et les pousse jusqu'à l'entrée d'une gorge étroite, qui était défendue par 8 bataillons de grenadiers récemment arrivés du Rhin. Il est accueilli par un feu terrible et rejeté dans un chemin creux. Le chef de brigade Ordenner veut en vain reprendre l'attaque. Le feu de l'infanterie autrichienne, toujours plus vif, met le désordre parmi ses chasseurs. Il essaie de faire à lui seul ce que sa troupe n'ose entreprendre. Il fait halte à l'entrée du pont qu'elle vient de passer, et soutenu par les chasseurs Martinel, Viales, Petit, Mary, il parvient à arrêter les Autrichiens. L'infanterie arrive, prend l'attaque, pousse l'ennemi au loin, et s'empare de Freisack. Il y eut 13 hommes hors de combat, 10 chevaux tués , 15 blessés.

2. Le régiment marche sur Neumarkt. Il chasse les Autrichiens de cette ville, leur fait des prisonniers, et leur enlève 8 chevaux, Il eut, de son côté, 4 hommes et 5 chevaux tués ou blessés.

3. Le régiment poursuivant sa marche victorieuse entre à Undsmark.

5. La 10e s'avance sur Judenbourg. Un détachement de 50 hommes pénètre dans la ville, mais il est vivement ramené. Le chef de brigade Ordenner survient avec un trompette, un ordonnance et un adjudant. Il se range sur le pont avec ses trois hommes, en rallie encore trois autres et contient l'ennemi. Le régiment, dont la marche avait été ralentie par une suite d'abbatis et de défilés, débouche; il joint les Autrichiens, les bat, et leur prend 30 hussards montés. Il perdit 1 homme et 1 cheval et eut 4 hommes et 3 chevaux blessés.

18. Le régiment arrive à Bruch, et reçoit la nouvelle officielle de la signature des préliminaires de Léoben.

Le chef de brigade,

ORDENNER.

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Library Reference Information

Type of Material: Text (Book, Microform, Electronic, etc.)
Personal Name: B., A.
Main Title: Histoire régimentaire et divisionnaire
de l'armée d'Italie,
commandée par le général Bonaparte :
historiques des demi-brigades rédigés
en vertu des ordres du général en chef Bonaparte
par les chefs de corps ou les conseils d'administration /
recueillis par A.B. ;
avec une carte,
dressée spécialement pour l'intelligence du texte.
Published/Created: Paris : A la direction du Spectateur militaire, 1844.
Description: 328 p., [1] folded leaf of plates : map ; 23 cm.
Subjects: Napoléon I, Emperor of the French, 1769-1821 --Military leadership.
First Coalition, War of the, 1792-1797--Campaigns--Italy.
LC Classification: DC223.4 .B11
Pages: 292-302